Tensions

Tensions

Le moins que l’on puisse dire, aujourd’hui, est que la paix globale qui régnait depuis longtemps sur les cinq continents apparaît bien fragile. Que ce soit au Moyen-Orient où le conflit larvé entre l’Iran et Israël peut dégénérer à tout instant, en Asie où les tensions s’accroissent de jour en jour entre la Chine et ses voisins appuyés sans réserve par les États-Unis, en Afrique même où ce qu’il est convenu d’appeler le « printemps arabe » a provoqué une déstabilisation brutale de la zone saharo-sahélienne, les risques d’un embrasement sinon général, du moins étendu, sont très réels.

Ces risques sont d’autant plus grands que la crise économique et financière menace des régions comme l’Europe qui, jusqu’à une date récente, apparaissaient comme les plus stables de la planète en raison de leur prospérité. Imagine-t-on, en effet, ce qui se passerait si la crise présente s’amplifiait au point de dresser les unes contre les autres les nations du Vieux continent ? Une hypothèse qui est loin d’être irréaliste comme le montrent les tensions croissantes entre l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne. Pour dire les choses crûment, le monde des hommes redevient instable, donc dangereux. Non plus, cette fois, parce que des idéologies extrémistes l’emportent sur la logique de la mondialisation qui repose sur le maintien de la paix, mais parce que les désordres économiques incitent les grandes puissances à faire passer leurs intérêts les plus égoïstes avant l’intérêt général. Sans parler, bien sûr, des dérèglements naturels que provoque leur sur industrialisation et qui constitue pour l’humanité tout entière une menace mortelle.

Dans un semblable contexte, il est évident que les pays en voie d’émergence comme le nôtre – mais ceci est vrai pour la totalité des nations du continent africain – ne pèsent guère. Mais ceci ne doit nullement les empêcher de faire entendre leur voix dans les enceintes internationales ; bien au contraire, l’aggravation des dangers décrits plus haut devrait les inciter à parler haut et fort car leur poids humain et l’importance de leurs ressources naturelles sont des arguments devant lesquels aucun « grand » ne saurait demeurer indifférent. On dit que l’Union africaine se décidera bientôt à résoudre ses problèmes internes pour se doter enfin d’un exécutif à la mesure des problèmes que les tensions internationales suscitent. C’est assurément ce qui pourrait arriver dans le moment présent.

Les Dépêches de Brazzaville


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