Teodoro Obiang Nguema demande aux Etats africains membres de se retirer de la CPI

Teodoro Obiang Nguema demande aux Etats africains membres de se retirer de la CPI
Teodoro Obiang Nguema

Le président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema

On n’a pas fini avec le débat sur le retrait des Etats Africains de la Cour pénale internationale (CPI). Devant la presse internationale ce jeudi 17 octobre à Malabo, Teodoro Obiang Nguema, le président équato-guinéen a décliné sans tabou, sa position sur la question. Le retrait sans condition et sans délais des Etats africains de la juridiction internationale.

« Je le crie haut et fort que les Etats africains membres se retirent de la Cour pénale internationale (CPI) qui ne juge que les Africains.  L’Afrique doit sortir de la CPI, tous les Etats africains membres de cette Cour, doivent voir avec l’Union africaine comment en sortir », a-t-il martelé Obiang Nguema.

A l’occasion de cette conférence de presse, President équato-guinéen s’est indigné quant au traitement qu’il juge discriminatoire de cette Cour à l’encontre des africains. Obiang Nguema qui a mobilisé expressément une centaine de journalistes de la presse internationale, n’y est pas allé par le dos de la cuillère. Il a laissé transparaitre clairement son sentiment sur la question.

« Je sais que c’est un risque pour moi mais les Africains doivent être jugés en Afrique. La Guinée équatoriale n’est pas membre de cette Cour, moi je ne suis pas d’accord avec elle depuis fort longtemps », a-t-il poursuivi.  Pour conclure, Obiang Nguema lance un appel aux dirigeants africains pour mettre fin au drame de l’immigration, «j’appelle donc les dirigeants africains à prendre les mesures pour que les jeunes diplômés et autres soient occupés, qu’ils aient du travail pour rester dans leur pays afin d’éviter ce genre de drame ».

En l’espace de trois mois, le président Obiang Nguema a réuni deux fois la presse internationale pour un échange à Malabo. Que cache la grosse communication du président Obiang Nguema.

Jonas Sakara
Abidjan – Oeildafrique.com

Jonas Saraka

Jonas Saraka

KOUAKOU Kouamé Jonas alias Jonas SARAKA. Licence de Journalisme, DEUG II en Sciences économiques.


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  1. mackatchicaya
    mackatchicaya 1 octobre, 2014, 13:01

    De quelle Afrique parle t-on? lorsque l’on évoque la CPI tous les chefs d’états Africains gambergent et vocifèrent. Si l’Afrique au préalable était respecter ne serait ce que par ses propres fils ce problème de CPI ne se poserait pas,,,,que constate -t-on de nos jours? La corruption, l’impunité le viol des institutions le non respecte de la personne humaine, le clanisme au pouvoir et l’invective……tous ces maux ne donnent pas de crédibilité aux institutions juridiques de certains pays en Afrique car souvent à la solde du pouvoir en place. Un chef d’état peut voler se créer une milice mettre qui il veut en prison décider de vie ou de mort de « son peuple »,,,,,s’octroyer toutes les richesses du pays il ne faut rien dire et pas de procès surtout,,combien déclinent leurs bien devant un parlement? en Afrique.Les guerres civiles sont l’oeuvre souvent des hommes au pouvoir et dans tout ça ce sont les peuples qui triment sans oublier que souvent on les met en avant pour justifier de certaines élections truquées…..Non que le président mungabé et encore obiang regardent chez eux si les lois sont respectées pour le bien être de la population et on se moment toute l’Afrique suivra. C’est toujours au nom du peuple que les dictateurs agissent jamais ils ne voient derrière ce que leur gouvernance fait subir à ce même peuple….les lois démocratiques sont universelles et les fondements de l’économie pour un développement sont partout pareilles;;;alors nous dire que nous voulons une justice à l’Africaine il ya là un quiproquo qui souvent pue la manipulation et le machiavelisme. « On a souvent trompé un peuple mais l’on ne trompera pas ce même peuple tout le temps »…… ».Les démocraties avancent les dictatures reculent ».

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