Thierry Moungalla : « L’œuvre de Sassou Nguesso à la tête du Congo est immense »

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Le ministre congolais de la Communication et de médias, chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla.|DR

Le ministre congolais de la Communication et de médias, chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla.|DR

C’est le 20 mars prochain que les Congolais se rendront aux urnes pour l’élection présidentielle devant consacrer le changement de République avec la nouvelle constitution adoptée. Neuf candidats sont en lice dont huit de l’opposition en plus de Denis Sassou Nguesso. Du côté de la mouvance présidentielle, on vante les œuvres de Sassou Nguesso.

«Nous sommes en démocratie, tout candidat, tout citoyen qui jouit de ses droits civiques et d’une intégrité morale et d’une santé vérifiée par les médecins qui sont assermentés, a le droit de se présenter à la présidentielle. C’est une bonne chose pour la démocratie. … Je constate que parmi ces candidatures multiples, qui vont dans le bon sens, celui du raffermissement de la démocratie, les tenants de l’opposition qu’on appelle radicale ont de fait accepté la Constitution du 06 novembre 2015 qui avait été approuvé par le référendum du 25 octobre 2015», a déclaré Thierry Moungalla, le ministre congolais de la Communication dans l’émission décryptage sur Africa24.

Pour le ministre, l’opposition a compris, mais avec un peu de retard, l’utilité et la portée de la nouvelle gouvernance qui est en gestation et dont les institutions vont être bientôt installées. Moungalla demande aux leaders de l’opposition d’assumer leur contradiction politique.

Le ministre de la Communication estime que l’opposition qui doit incarner la critique constructive et une alternative ne doit plus concentrer le débat sur un aspect purement personnel. Pour lui, l’opposition doit consacrer ses efforts dans l’idée de convaincre les congolais de la pertinence d’une autre gestion.

«Si on aspire au pouvoir, ce n’est pas juste de dire qu’on va prendre la place de celui qui y est. Mais c’est de dire qu’on va prendre la place de celui qui est à cause de sa vision et de son projet. Les congolais attendent que chaque candidat annonce la vision et le projet alternatif qu’il va porter pendant la campagne électorale qui va s’ouvrir», a déclaré Thierry Moungalla.

Sur la polémique selon laquelle il met en doute la capacité de l’opposition à diriger le pays, le ministre de la Communication pense qu’il ne lui appartient pas de juger du mérite de celui qui doit ou pas diriger le Congo.

«C’est le peuple qui doit juger du mérite de ceux qui doivent conduire ses destinées pour les cinq prochaines années. Je n’ai pas de jugement personnel ou politique à porter là-dessus», a-t-il. Avant de justifier des propos tenus en octobre 2015 par les insuffisances de l’ancienne constitution qui empêcheront l’opposition de gouverner convenablement si elle gagnait l’élection présidentielle. Pour la nouvelle République, Thierry Moungalla annonce que les institutions vont se mettre progressivement en place.

Revenant sur le bilan des mandats faits par Denis Sassou Nguesso à la tête du Congo, le porte-parole du gouvernement congolais avance que l’œuvre du Chef d’Etat actuel au cours des deux septennats est immense.

«L’œuvre qui a été accomplie par le président de la République au cours des deux septennats qui viennent de s’écouler et particulièrement au cours de l’actuel septennat qui arrive à sa fin est immense. Nous partions de loin parce que le pays était exsangue. Il a fallu redresser l’Etat, redresser les finances publiques, reconstruire un tissu économique et administratif. Cela a été fait pendant le premier septennat de 2002 à 2009. Depuis 2002, le Président de la République a enclenché dans le cadre de son projet qui s’appelle le Chemin de l’avenir un processus qui va maintenant plus loin. Si nous voulons parler développement durable et d’émergence demain, il faut que le pays se dote d’infrastructures qui lui permettent de diversifier son économie », déclare le ministre.

Pour M. Moungalla, le projet d’infrastructures du Congo est l’un des tous premiers en Afrique dans son ampleur, dans sa qualité et dans le coûte des ouvrages réalisés. Il cite en exemple la construction en cours de 12 hôpitaux généraux de classe moderne avec la technologie qui ira avec, la route Brazzaville-Pointe Noire via Dolisie, entre autres.

© OEIL D’AFRIQUE

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