Togo: Le chef de file de l’opposition annonce la victoire du peuple togolais en 2015

Togo: Le chef de file de l’opposition annonce la victoire du peuple togolais en 2015

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Le chef de l’opposition togolaise, Jean Pierre Fabre, a été investi samedi soir par les militants de son parti pour la présidentielle de 2015

Le chef de l’opposition togolaise, Jean Pierre Fabre, a été investi samedi soir par les militants de son parti pour la présidentielle de 2015

A l’issue du congrès de deux jours de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), Jean Pierre Fabre, le Chef de file de l’opposition togolaise a été investi candidat pour l’élection présidentielle de 2015. Deuxième candidat investi pour la présidentielle qui devrait se tenir au premier semestre de 2015, Jean Pierre a accepté son investiture et croit pouvoir réaliser l’alternance politique au Togo.

«Je mesure naturellement le poids de la responsabilité qui m’incombe de conduire le peuple togolais vers la victoire qu’il appelle de ses vœux, au moment où notre pays, ruiné et meurtri par plusieurs décennies d’improvisation, de gabegie et de violations massives des droits humains, attend impatiemment de connaître le changement libérateur et refondateur, le changement qui permet l’instauration de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance au Togo», a déclaré Jean Pierre Fabre lors du congrès d’investiture de l’Alliance nationale pour le changement (ANC).

Pour les militants de l’ANC, M. Fabre aura la responsabilité, selon le congrès d’aller décrocher la victoire du parti à l’élection présidentielle de 2015, élection présentée comme une échéance importante pour le peuple togolais.

Mesurant la portée de la mission qui lui est confiée, l’ex lieutenant de Gilchrist Olympio s’engage à œuvrer pour l’édification d’un Etat de droit avec une justice réellement indépendante; la réduction de la pauvreté par des politiques volontaristes de croissance avec notamment, des actions vigoureuses et urgentes dans les domaines de la santé et de l’éducation, dans les domaines de l’agriculture et le développement rural, dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de l’assainissement; la résolution rapide et planifiée des problèmes de manque d’eau potable sur toute l’étendue du territoire national; la saine gestion des finances de l’Etat et des entreprises publiques avec une fiscalité transparente; la mise en œuvre effective des réformes politiques avec une mise en œuvre conséquente de la décentralisation.

Candidat malheureux en 2010, Jean Pierre Fabre (62 ans) défiera pour la deuxième fois, le régime togolais en place depuis un demi-siècle et il croit pouvoir y arriver.

«L’heure a sonné pour mettre fin à ce régime implacable, qui s’est employé des décennies durant à saper les fondements de notre nation. Nous devons continuer de nous battre sans répit pour obtenir les réformes politiques en vue d’une élection transparente et crédible», a déclaré M. Fabre.

Cette investiture intervient alors que depuis des mois, des voix s’élèvent pour appeler l’opposition à une unité d’action et dégager un candidat unique pur faire face au candidat de la majorité, probablement Faure Gnassingbé, le président sortant lors du scrutin. Mais apparemment, cette union devient de plus en plus impossible à cause de la tendance du parti de M. Fabre qui l’impose aux autres sans autre forme de procès.

En effet, le conclave initié entre le Collectif Sauvons le Togo (CST) et la Coalition Arc-en-ciel peine à livrer ses résultats parce qu’aucun accord n’est intervenu sur quelque candidature que ce soit.

De l’autre côté, Faure Gnassingbé n’a pas non plus annoncé sa candidature. Acculé par les pressions de toutes parts à opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles, le Président togolais et son régime ne savent plus à quel saint se vouer. L’Union Européenne, l’Allemagne, la France, le PNUD, les Etats-Unis, les Eglises et la Société civile ont multiplié ces derniers jours les appels pour que les réformes soient faites avant le scrutin de 2015.

Le 30 juin dernier, un projet de loi introduit à l’Assemblée nationale par le gouvernement a été rejeté par les députés du parti au pouvoir. Le texte comportant la limitation de mandat et le mode de scrutin à deux tours.  

Didier Assogba
© OEIL D’AFRIQUE

Didier Assogba

Didier Assogba

Journaliste à Oeil d'Afrique. Basé à Lomé, Togo


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