Togo : Etudiants et gouvernement s’accusent après des affrontements à l’université de Lomé

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Le président togolais Faure Gnassingbé|AFP

Le président togolais Faure Gnassingbé|AFP

L’Université de Lomé a été théâtre d’affrontements jeudi entre les forces de sécurité et les étudiants qui manifestaient leur mécontentement à l’appel du Mouvement pour l’épanouissement de l’étudiant togolais (MEET). L’Assemblée générale des étudiants se déroulait pacifiquement jusqu’à l’intervention des forces de l’ordre et de sécurité. On dénombre des blessés et des arrestations ainsi qu’une fourgonnette de la police brûlée.

Les affrontements ont duré toute la matinée et une bonne partie de l’après-midi avec des courses poursuites, jet de pierres d’un côté, dispersion des étudiants à coup de gaz lacrymogènes.

A l’heure du bilan, on dénombre au moins cinq blessés du côté des étudiants, trois du côté des policiers. Des arrestations ont été également signalées dans les rangs des étudiants. De même, une voiture de la police a été brûlée.

Vendredi, le calme règne sur le campus surtout que le MEET a déclaré la fin de son mouvement de grève de 48 heures destiné à réclamer des meilleures conditions de vie et de travail.

En effet, depuis de l’année, les étudiants réclament l’augmentation du nombre des bus (seulement 2 sont actuellement en activité), le retraçage des pistes, d’électrification du campus, le logement, de reprogrammation des Unités d’enseignement (UE), les allocations de secours et les bourses.

Dans la journée du jeudi, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Octave Nicoué Broohm a condamné les violences survenues à l’université.

« Les campus sont des lieux de sérénité où, en aucun cas, on ne doit, pour quelques revendications que ce soient, exercer la violence. D’autant que les étudiants ont l’écoute des autorités universitaires et gouvernementales. Ils savent qu’il y a une dynamique qui est enclenchée. Nous sommes en discussion avec eux sur tous les points », a indiqué le ministre qui avait estimé que les revendications du MEET étaient des alibis.

Koffi Zétoudou, le trésorier général du MEET indique que son mouvement ne veut rien d’autre que le dialogue pour parvenir à un règlement pacifique des problèmes.

« Nous avons soulevé ces problèmes depuis 2013. Le ministre nous dit chaque fois que ces problèmes seront résolus dans les jours à venir et notre constat amer est que nous sommes en 2016 mais rien n’est fait. Je ne comprends pas pourquoi le ministre s’acharne contre le Meet au lieu de régler nos légitimes revendications. C’est quand on ne veut pas régler les problèmes des étudiants qu’on se cache derrière des arguments », a-t-il fustigé.

Quant aux accusations de violence, le MEET dément vendredi et estime n’être de près ou de loin mêlé aux actes violences et accuse le ministre Octave Nicoué Broohm de faire du dilatoire pour se soustraire au règlement des réels problèmes qui se posent sur le campus.

Pour le MEET, les actes de violences perpétrés sur le campus sont des manœuvres pour saborder la lutte estudiantine.

« Le Meet a organisé l’AG pour les étudiants mais à ma grande surprise, le ministre dit que des gens sont aussi venus d’ailleurs alors qu’il nous dise d’où viennent ces personnes. Nous ne sommes impliqués ni de près ni de loin dans cette affaire. C’est plutôt une manière pour saboter notre lutte et nous la condamnons avec la dernière rigueur », a déclaré Koffi Zétoudou.

Les Universités du Togo connaissent régulièrement des manifestations d’étudiants qui souhaitent l’amélioration des situations au niveau des temples du savoir. D’année en année, les problèmes s’accentuent avec l’agrandissement du nombre des étudiants. Pour les observateurs, les autorités universitaires et gouvernementales devraient honnêtement se mettre en cause. 

© OEIL D’AFRIQUE

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