Togo: le gouvernement lance la réforme de l’enseignement supérieur privé

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La ville de Lomé |©DR

La ville de Lomé |©DR

Il se tient depuis jeudi à Lomé, les états généraux de l’enseignement supérieur privé du Togo. Il est question de faire un état des lieux de ce sous-secteur de l’enseignement supérieur après plus trente ans de vie. Thème retenu pour les travaux : « Le défi de l’excellence pour les établissements privés de l’enseignement supérieur du Togo».

Le ministre togolais de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Octave Nicoué Broohm a lancé les travaux sur les états généraux de l’enseignement supérieur privé.

Une première du genre, ces états généraux initiés par le Conseil des établissements privés de l’enseignement supérieur du Togo (CEPES), vont pendant deux jours permettre aux universités privées du Togo de réfléchir et de trouver une résolution à l’équation Formation-Emploi.

Jouant un rôle majeur dans le système éducatif supérieur et de la recherche au Togo de par leurs capacités à absorber le fort taux de réussite annuelle au BAC 2, faute de places dans les universités publiques, les établissements privés de l’enseignement supérieur fournissent des diplômés qui sont déversés sur le marché de l’emploi. 

Ainsi se pose-t-il des problèmes d’adéquation entre la formation et l’emploi. Et au cœur de cette rencontre de deux   jours regroupant la cinquantaine d’universités privées que compte le Togo, figure la réflexion sur la qualité de la formation et la demande sur le marché de l’emploi.

«Cet état des lieux mérite analyses, réflexions franches et objectives (…) pour poser des judicieux diagnostiques et par là, trouver les pistes de solutions idoines pour insuffler une toute nouvelle dynamique», a laissé entendre Marcel Macy Akakpo, président du CEPES.

Ces états généraux sont des signes annonciateurs, selon le gouvernement, des réformes envisagées dans le secteur éducatif de l’enseignement supérieur au Togo. Et pour le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Octave Nicoué Broohm, il faut qu’aux termes des travaux, sorte une coordination entre les offres pédagogiques du public et du privé pour élargir l’éventail des enseignements dispensés puis multiplier les opportunités d’insertion professionnelle de la jeunesse.

Ces états généraux qui prennent fin ce vendredi, connaissent également la participation de chefs d’entreprises du Togo afin de définir de nouvelles stratégies et visions pour le secteur.

56 universités privées ont été agréées à ce jour par le gouvernement togolais. Le grand nombre est encore dans l’attente.

Au Togo, les Universités publiques (Lomé et Kara) accueillent en 2016, plus de 60 000 étudiants. Les universités privées comptent environ 40 000 étudiants. D’où la nécessité de veiller sur les diplômes délivrés.

© OEIL D’AFRIQUE

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