Togo : Les consultations pour le dialogue politiques ont démarré ; les positions n’ont pas bougé

Togo : Les consultations pour le dialogue politiques ont démarré ; les positions n’ont pas bougé

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Carte du Togo

Comme l’a indiqué la semaine dernière le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé au Chef de file de l’opposition togolaise, les consultations ont démarré ce jeudi matin entre le Premier ministre togolais Séléagodji Ahoomey-Zunu et les partis de l’opposition parlementaire à la Primature.

Les échanges ont été dirigés par Arthème Ahoomey-Zunu lui-même avec les délégations de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), la Coalition Arc-en-ciel et l’Union des Forces de Changement (UFC). Le chef du gouvernement avait à ses côtés, son Directeur de Cabinet Pré Simféïtchéou et les ministres Gilbert Bawara et Christian Trimua.

Ces trois premières délégations ont été conduites respectivement Patrick Lawson, Me Dodzi Apévon et Jean-Claude Homawoo. Ces chefs de délégations se sont exprimés devant la presse à la sortie de la rencontre.

Patrick Lawson, premier Vice-président et Chef de la délégation de l’ANC indiqué que les consultations doivent aboutir à une synthèse en vue de choisir le meilleur cadre dans lequel vont se dégager les consensus en vue de la mise en œuvre des réformes. « Le Premier ministre doit composer avec ce que le Chef de l’Etat a dit au chef de file de l’opposition, ainsi que ce que le chef de file de l’opposition a dit au Chef de l’Etat », a-t-il indiqué. M. Lawson était accompagné de trois cadres du parti dont Me Georges Lawson.

Pour le compte de la Coalition Arc-en-ciel, Me Dodzi Apévon, accompagné de Bassabi Kagbara et deux autres leaders du regroupement a dit presque les même choses mais dans d’autres termes. « Nous avons exprimé au Premier ministre, la nécessité de mettre en place un cadre en vue de dégager un consensus avant de le transmettre à l’Assemblée nationale pour son débat », a précisé le Président du Comité d’Action pour le Renouveau.

Pour la délégation de l’Union des Forces de Changement (UFC), la dernière à être reçue ce jeudi, il n’est pas question de recréer un autre cadre de discussion. Le parti de Gilchrist Olympio, le fils du père de l’indépendance togolaise, prend ainsi le contre-pied de la position des deux grands ensembles de l’opposition. Pour Jean-Claude Homawoo qui conduisait la délégation, les partis qui avaient boudé le Cadre permanant de concertation et de dialogue (Cpdc rénové) qui avait planché sur les réformes, envoient leurs propositions et points de vue pour débat au Parlement.

Cette position est presque identique à celle du président togolais Faure Gnassingbé qui avait initialement écrit à Jean-Pierre Fabre pour lui dire que les réformes doivent se faire à l’Assemblée nationale. L’UFC est une alliée du parti au pouvoir siège au gouvernement avec trois portefeuilles ministériels et un secrétariat d’Etat.

Le but de ces consultations est d’arriver au choix de la meilleure approche et surtout de trouver le meilleur cadre de dialogue pour parler de la mise en œuvre du reste l’Accord politique global (APG), conclu le 20 août 2006 et qui concerne essentiellement les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Selon les dispositions de l’Accord Politique Global, ces réformes doivent être mises en œuvre de manière consensuelle pour l’enracinement de la démocratie au Togo. Depuis 2006 donc, le régime togolais n’a daigné avancer sur ce terrain que certains observateurs jugent trop glissant pour l’ambition de conservation à tout prix du pouvoir d’Etat au détriment du peuple et du développement du Togo. Ainsi, les acteurs politiques de l’opposition mettent en doute la volonté du pouvoir, d’opérer ces réformes dans le but de garantir notamment des élections transparentes et l’alternance pacifique. Le retard accusé étant trop important, soit près de huit ans.

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D’autres délégations de partis politiques seront reçues vendredi. Il s’agit de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (Addi), l’Union pour la république (UNIR, parti au pouvoir) et l’Organisation pour bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS) de l’ancien Premier Ministre, Agbéyomé Kodjo.

Didier Assogba
Oeildafrique.com

 

Didier Assogba

Didier Assogba

Journaliste à Oeil d'Afrique. Basé à Lomé, Togo


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