Togo : Me Dodji Apévon dénonce le statut de chef de file de l’opposition

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Me Dodji Apévon, le président du CAR.

Me Paul Dodji Apévon

Le décret relatif au statut de l’opposition et des dispositions concernant les droits et devoirs du  chef de file de l’opposition (CFOP) au Togo continue d’alimenter les polémiques. Alors que Jean-Pierre Fabre s’en réjouit, parce qu’il est le bénéficiaire, Me Paul Dodji Apevon, président du 2e plus grand parti de l’opposition rue dans les brancards.

Me Dodji Apevon n’est pas du tout d’accord avec le gouvernement togolais sur l’adoption du décret d’application de la loi portant statut de l’opposition au Togo. Plus que la question du chef de file de l’opposition, c’est le statut de l’opposition que contexte le président du Comité d’action pour le Renouveau (CAR).

Le patron du CAR a indiqué mercredi sur les antennes de RFI qu’il ne se reconnait pas dans la définition du statut de l’opposition adopté par la majorité au pouvoir. En effet selon la loi, il suffit de déclarer qu’on est opposant, pour être considéré comme tel, même si l’on exerce le pouvoir. C’est ce que le CAR ne digère pas.

«Nous savons tous que cette loi au niveau de l’opposition n’est pas correcte. Il faut se battre pour qu’on fasse une meilleure loi portant statut de l’opposition. Il faut la reprendre. Nous sommes aujourd’hui dans un processus de dialogue. Une majorité ne peut pas nous imposer une loi de l’opposition. C’est nous qui sommes concernés», affirme Me Dodji Apevon.

Pour le député l’Assemblée nationale, il n’est pas possible qu’on exerce le pouvoir et être en même temps de l’opposition. Il appelle au bon sens pour réviser cette loi.

«On ne peut pas nous dire que l’opposant même s’il est au gouvernement, il suffit qu’il aille faire une déclaration au président de l’Assemblée nationale, il devient un opposant ; nous avons dit qu’on ne peut pas accepter cette définition», justifie-t-il.

Le texte adopté lundi dernier était attendu depuis près de trois ans et Jean-Pierre Fabre, le président du parti d’opposition le plus représentatif à l’Assemblée nationale, n’a jamais cessé de le réclamer à chaque occasion.

La disposition prévoit des avantages mais aussi des obligations telles que se présenter aux manifestations officielles. Jean-Pierre Fabre a indiqué mardi qu’il choisirait ce qu’il fera. Le mandat du CFOP prendra fin en 2018 avec la fin de l’actuelle législature.

© OEIL D’AFRIQUE

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