Togo: Des partis de l’opposition proposent une loi à l’Assemblée limitant le mandat présidentiel

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Le président togolais Faure Gnassingbé|AFP

Le président togolais Faure Gnassingbé|AFP

Deux partis de l’opposition togolaise, notamment l’Alliance pour la démocratie et le développement intégral, et l’Alliance nationale pour le changement, ont soumis à l’Assemblée nationale neuf articles dans le cadre des réformes constitutionnelles évoquées par le chef de l’État, dont la « limitation du mandat présidentiel et le retour au mode de scrutin à deux tours ».

Le projet de loi portant sur neuf articles à opérer dans la Constitution, a été signé par vingt députés, dont Isabelle Améganvie, présidente du groupe parlementaire Alliance nationale pour le changement (ANC).

Le texte réitère les points de l’Accord politique global (APG), signé en 2006 entre opposition et pouvoir au lendemain de l’élection controversée de 2005, lesquels consacrent des réformes constitutionnelles sur ces principaux litiges qui divisent ces deux parties.

Le gouvernement togolais a déjà rejeté un projet de loi dans ce sens, il y a deux ans. Mais le débat revient sur la table. « Ces derniers temps, la conférence épiscopale a, dans une lettre pastorale, appelé la classe politique au respect des engagements pris ».

La société civile, elle, suggère un nouveau dialogue entre l’opposition et le pouvoir sur ces réformes constitutionnelles, une perspective qui ouvre la porte pour le départ de Faure Gnassingbé, ce qui ostensiblement n’est pas du goût du camp présidentiel.

Le chef de l’État, Faure Gnassingbé, avait donné son opinion sur la question de limitation du mandat présidentiel, lors d’un récent voyage en Allemagne.

« L’interrogation qui est la mienne aujourd’hui, c’est de savoir si on peut appliquer la même règle dans tous les pays, est-ce qu’une seule règle peut convenir à tous les pays ? Le débat est lancé. La deuxième chose, parce qu’il y a une limitation le peuple doit rester muet ? Les intentions sont louables quand on veut créer un débat pour changer la Constitution. Disons que c’est un peu les enjeux de pouvoir », a-t-il dit.

« Mon souhait en tant qu’Africain, c’est que ce débat soit mené par les intellectuels, des universitaires et qu’ils puissent nous donner des pistes. Je crois l’Afrique aujourd’hui regorge d’intellectuels, d’universitaires et d’une société civile assez dynamique qui peuvent mener ce débat », a déclaré Faure Gnassingbé.

© OEIL D’AFRIQUE

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