Total, première compagnie pétrolière en Afrique

Total, première compagnie pétrolière en Afrique

 [GARD align= »center »]

Total

Cinquième compagnie pétrolière mondiale, le groupe français Total est numéro un en Afrique, une position renforcée par l’action de son défunt patron Christophe de Margerie qui avait tissé des liens personnels avec les dirigeants du continent, prenant directement les dossiers en main.

L’Afrique est aujourd’hui la principale zone d’extraction pour Total, lui fournissant 31% de sa production quand la moyenne mondiale est d’environ 20%. Le groupe pétrolier y emploie directement environ 10.000 personnes, 10% de ses effectifs.

Cette puissance en Afrique, Total la doit en grande partie à son rachat d’un autre groupe pétrolier français, Elf Aquitaine, en 2000. 

«Quand il y avait un problème, il suffisait de passer un coup de fil à l’Elysée (la présidence française) et l’affaire se réglait rapidement», rappelle Antoine Glaser. «Jamais on aurait alors imaginé que le groupe Total ait un redressement fiscal au Gabon!» Une mésaventure qui lui est arrivée il y a quelques mois.

– Plus grand réseau de stations-service –

Atout indéniable sur un continent en pleine croissance, Total y dispose aussi du plus grand réseau de stations-service, dont le «bonjour» des boutiques ne se limite pas à l’Afrique francophone. Il détient par exemple le monopole des stations des parcs nationaux sud-africains.

Total contrôle notamment 58% de Total Gabon, première entreprise gabonaise qui est l’héritière de la Société des pétroles d’Afrique équatoriale française (Spaef). Cette société fondée en 1949 avait découvert son premier gisement commercialement exploitable en 1956, juste avant l’indépendance. Elle a été absorbée en 1960 dans l’Union générale des pétroles, qui elle-même est devenue Elf sept ans plus tard.

Au-delà de ce fief historique, Total est surtout actif au Nigeria et en Angola. Le premier étant selon l’expert Jean-Marie Chevalier «un pays extrêmement difficile pour la prospection et l’exploitation pétrolière, avec des attentats, des sabotages, des enlèvements et des vols de pétrole, et une situation institutionnelle complexe», et le second «une source de brut extrêmement intéressante avec l’off-shore profond» en dépit de l’arrivée de compagnies concurrentes.

Total s’est largement développé au-delà de son pré carré ces dernières années. L’entreprise a lancé des recherches en Afrique du Sud, en Côte d’Ivoire, au Mozambique, au Ghana, au Kenya, en Mauritanie et en Ouganda, et a fortement investi dans des «méga-projets» tels que CLOV –où la production vient de démarrer– et Kaombo en Angola ou Moho Nord au Congo.

Le groupe français, qui ne publie pas de chiffres détaillés par pays, produit 713.000 barils équivalent pétrole par jour en Afrique. Il a aussi entrepris de se diversifier, en décrochant par exemple l’an dernier un contrat pour la construction d’une centrale solaire.

Oeil d’Afrique


Tags assigned to this article:
afriquepetrolesociététotal

[wp_ad_camp_4][wp_ad_camp_4][wp_ad_camp_4]

Related Articles

Le gouvernement annonce le lancement prochain d’une coupure de 20.000 FC en RDC

Le gouvernement congolais a annoncé le lancement, le 1er novembre prochain, d’une nouvelle coupure de 20.000 Francs congolais (1 dollars

Déçu par le pétrole, le Nigeria renoue avec l’agriculture

[GARD align= »center »] Avec ses comptes au plus bas et ses devises étrangères envolées avec la chute du prix du pétrole,

Afrique subsaharienne: l’économie reste robuste malgré le ralentissement mondial

Les économies d’Afrique subsaharienne connaissent une croissance « robuste » en dépit du ralentissement économique planétaire, selon un rapport publié jeudi par

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*