Transport à Kinshasa : l’échec pour Transco s’annonce imminent !

Transport à Kinshasa : l’échec pour Transco s’annonce imminent !

Bus Kinshasa RDCC’est le début de l’échec pour Transports au Congo (Transco), car le décor est bien en place pendant que le tapis se déroule au fur et à mesure que l’on égrène les dégâts.

Pour peu qu’on se le dise, on ne s’est pas trompé d’analyse, bien au contraire. C’est, en fait, le début de l’échec pour Transports au Congo. Dans tous les cas, le décorum est bien en place pendant que le tapis se déroule au fur et à mesure que l’on égrène les dégâts. Partons d’un fait parmi ceux qui jalonnent le feuilleton appelé « TRANSCO ».

En effet,  des récents troubles dans l’opération de transports scolaires confiés à cette société de transports en commun ont permis de constater ce que l’on avait prévu, à savoir que la remise totale de la Direction à certaines « personnes » provenant  de la RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens) est en train de se transformer en un immense gâchis qui, certainement, amènera  TRANSCO à sa perte.

Un bateau ivre

Confiées à des experts qui ne le seraient que de nom, titulaires d’aucun diplôme, pleins d’orgueil et de suffisance, recevant leurs ordres et instructions de Paris, les deux directions d’Exploitation et Technique sont dans le plus grand désarroi. Avec des discours creux et l’application stricte de soi-disant méthodes modernes de gestion, TRANSCO est comme un bateau ivre. De toute façon, le contraire aurait étonné tant et si vrai que les choses se passent de tout commentaire. C’est clair comme l’eau de roc.

Les Kinois assistent au désastre annoncé avec tristesse et retournent, pour beaucoup d’entre eux, vers les tristement célèbres 207. Quel gâchis pour le gouvernement de la République ? Quelle déception pour les plus hautes autorités de la République qui ont tant et tout fait pour relancer le transport public à Kinshasa ? Il ne faut donc pas aller chercher les causes de ce désastre très loin.  Et il n’est pas non plus nécessaire d’être devin ou sorcier pour pouvoir décrypter ce qui est à la base de cette situation pour une entreprise qui avait pourtant pris un très bon départ.

Alors que c’est un « joli enfant », plein de vigueur et promis à un bel avenir, qui en était sorti, avant sa présentation officielle le 30 juin 2013, certains esprits mal intentionnés se sont, par contre, employés ou s’emploient à le saborder et à lui ôter la vie.
Ingrédients réunis

Tous les ingrédients de l’échec sont, en effet, réunis : incompétence des experts RATP, embauches basées essentiellement sur l’origine ethnique,  absence volontaire du Conseil d’administration, ingérence permanente du pouvoir politique sur la gestion de l’entreprise, situation financière déjà critique avant le début de grosses dépenses techniques (pneumatique, fin de garantie, pannes en toutes natures. « Tout compte fait, on est en train de liquider ce « bel enfant » pour lequel pourtant les plus  hautes autorités du pays ont mis du temps pour qu’il ait la vie », a regretté un client anonyme de TRANSCO qui ne s’est pas fait entourer de circonlocutions. Décidément, c’est le début de l’échec… 

Lu pour vous sur Le Pontentiel.


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