UDPS victime des exclusions internes

UDPS victime des exclusions internes

Depuis 1990, près d’une centaine de cadres ont quitté le mouvement soit par leur propre volonté, soit par décision de la direction politique.

Le processus démocratique de la RDC, déclenché le 24 avril 1990 à l’époque de l’ancien chef d’État, Mobutu Sese Seko, a révélé plusieurs problèmes au sein des formations politiques du pays. Les plus spectaculaires sont ceux qui se sontmanifestés à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), à savoir le phénomène d’autoexclusion ou d’exclusion.

Aucun évènement majeur ne se passe au pays sans qu’un groupe de cadres de ce parti ne soit victime du mode de gestion instauré depuis vingt ans à l’UDPS et incarné par Éteinne Tshisekediwa Mulumba. La dernière vague a été celle de Remy Massamba, Timothée Kombo Nkisi et Serge Mayamba. Ces députés nationaux auto-exclus font partie d’une liste de 33 élus des dernières législatives à qui la présidence de l’UDPS ne reconnaît plus l’appartenance au parti.

De Kibassa à Bomanza

De nombreux cadres, à tous les échelons du parti, ont été victimes de ce système qui, jour après jour, manifeste la désintégration de celle qui a longtemps été considérée comme la fille aînée de l’opposition congolaise. Des fondateurs, cofondateurs, membres du secrétariat national et des autres organes du parti n’ont pas échappé à la règle. Kibassa Maliba, Faustin Birindwa, Paul Kapita et Marcel Lihau ont fait face à ce rouleau compresseur pour avoir flirté avec le pouvoir de Mobutu et de Laurent-Désiré Kabila. C’est dans la plupart des cas la faute flagrante reprochée aux cadres de l’UDPS. Aussi, tous ceux qui ont eu des avis contraires avec le leader de l’UDPS n’ont pas échappé à cette sanction.

À la veille de la présidentielle et des législatives de 2006, le porte-parolede l’UDPS de l’époque, Jean Baptiste Bomanza, a été également exclu pour s’être allié à Jean-Pierre Bemba à travers la plateforme Union pour la nation. C’est à peu près à cause de ces mêmes conditions que d’autres cadres comme Eve Bazaiba ont préféré quitté le parti. La vague de Beltchika
Si la dernière exclusion des 33 élus est la plus importante en termes de chiffre dans l’histoire de l’UDPS, il n’en reste pas moins que d’autres ont eu un impact majeur sur l’avenir du parti. Le départ du groupe de Righini avec François-Xavier Beltchika a emporté le plus grand nombre de cadres et a abouti à la création du Congrès pourla démocratie et le progrès social.
Le pionnier de cette formation politique avait reproché au président national de l’UDPS une absence de concertation et des décisions unilatérales. Bref, Étienne Tshisekedi était donné
pourle seulmaître à bord du navire UDPS dont la conduite ne tenait compte ni des statuts du parti ni de ses instances dirigeantes. L’une des figures représentatives de ce mouvement est
son conseiller juridique, Me Mukendi.
Ces exclusions intempestives ne cessent de priver l’UDPS des cadres qui ont courageusement bravé la dictature deMobutuetpayé le plus fortprix dans la lutte pourla démocratisation de la RDC. De plus en plus, ce partiressemble à une coquille vide qui sert de caisse de résonance des idées du seul président national, Étienne Tshisekedi. Le temps du bilan La dernière vague d’exclusion a essentiellement frappé la deuxième génération des cadres qui venaient d’être portés aux instances du parti au terme du congrès extraordinaire du mois de décembre 2010. D’aucuns ne comprennent pas la raison de ces nombreuses sanctions alors que le parti semeurt et sedésintègredavantage chaque jour. À cet effet, les prochaines élections provinciales etlocales s’avèrent stratégique pour l’UDPS autant qu’elles lui offriront,dans sanouvelle version, l’occasion de se confirmer comme une force politique.

Si la dernière exclusion des 33 élus est la plus importante en termes de chiffre dans l’histoire de l’UDPS, il n’en reste pas moins que d’autres ont eu un impact majeur surl’avenirduparti. Le départ du groupe de Righini avec François-Xavier Beltchika a emporté le plus grand nombre de cadres et a abouti à la création du Congrès pourla démocratie et le progrès social.
Le pionnier de cette formation politique avait reproché au président national de l’UDPS une absence de concertation et des décisions unilatérales. Bref, Étienne Tshisekedi était donné
pourle seul maître à bord du navire UDPS dont la conduite ne tenait compte ni des statuts du parti ni de ses instances dirigeantes. L’une des figures représentatives de ce mouvement est
son conseiller juridique, Me Mukendi. Ces exclusions intempestives ne cessent de priver l’UDPS des cadres qui ont courageusement bravé la dictature de Mobutu et payé le plus fort prix dans la lutte pourla démocratisation de la RDC. De plus en plus, ce parti ressemble à une coquille vide qui sert de caisse de résonance des idées du seul président national, Étienne Tshisekedi.

Le temps du bilan

La dernière vague d’exclusion a essentiellement frappé la deuxième génération des cadres qui venaient d’être portés aux instances du parti au terme du congrès extraordinaire du mois de décembre 2010. D’aucuns ne comprennent pas la raison de ces nombreuses sanctions alors que le parti semeurt et se désintègre davantage chaque jour. À cet effet, les prochaines élections provinciales et locales s’avèrent stratégique pour l’UDPS autant qu’elles lui offriront,dans sanouvelle version, l’occasion de se confirmer comme une force politique sur laquelle il faut compter pour l’avenir.

Alors que l’on s’approche de la commémoration du 22e anniversaire du processus de démocratisation de la RDC entamé le 24 avril 1990, l’heure est peut-être au bilan pour toutes les formations ayant existé avant cette date et particulièrement pour l’UDPS dont le combat a marqué l’histoire même de la démocratie au pays.

 

Jules Tambwe Itagali


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