Un Congolais au sommet du Greffe du tribunal de Paris

Un Congolais au sommet du Greffe du tribunal de Paris

Dieudonné Mpouki Moussouki

La reconnaissance est due au travail de longue haleine de Dieudonné Mpouki Moussouki nommé greffier-associé par arrêté du ministre français de la Justice. La cérémonie de prestation de serment a eu lieu le 3 septembre au tribunal de commerce de la capitale française.

Déjà greffier, le Congolais a fait sa déclaration solennelle devant près de deux cents personnes parmi lesquelles des juges, le président du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce, le président d’Info-greffe, des mandataires judiciaires, le personnel du Greffe du tribunal de commerce et divers invités de haut rang. La cérémonie a marqué la prise de sa nouvelle fonction de greffier du tribunal de Commerce associé, une promotion que l’officier public congolais, également de nationalité française, considère comme « l’aboutissement d’un travail de longue haleine, (…), une première dans la profession qu’un Congolais arrive à ce stade », a-t-il confié, à l’issue de la cérémonie publique qui a officialisé son installation.

Promu par arrêté de la garde des Sceaux, ministre français de la Justice, en date du 23 juillet, Dieudonné Mpouki Moussouki devient ainsi membre associé de la Société civile professionnelle Sylvie Lemercier-Regnard, Pascal Beder, Olivier Denfer et Philippe Bodet, greffiers de tribunal de commerce associés, titulaire de l’office de greffier du tribunal de commerce de Paris. Le tribunal de commerce de Paris étant constitué sous la forme d’une société civile professionnelle, sa dénomination sociale a changé suite à la nomination du Congolais en remplacement de Pascal Beder. Elle devient désormais « Société civile professionnelle Sylvie Lemercier-Regnard, Olivier Denfer, Philippe Bodet et Dieudonné Mpouki Moussouki, greffiers du tribunal de commerce associés ». Le quatrième greffier-associé du tribunal de commerce de Paris a effectué ses études primaires et secondaires à Brazzaville.

Après l’obtention d’un baccalauréat au lycée technique du 1er Mai, il s’envole pour la France avec en poche une bourse d’études délivrée par l’État congolais lui permettant de concrétiser ses projets d’études. À l’issue d’un long parcours, il devient en 1996, contrôleur du Registre du commerce au greffe du tribunal de commerce de Paris, puis directeur du service juridique et enfin commis-greffier avant de se hisser au sommet grâce au titre de greffier- associé, portant ainsi son origine congolaise à la tête de cette juridiction.

Un bel exemple que devrait suivre la communauté congolaise à l’étranger…

 

Carmen Féviliyé

 


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