Un jihadiste français présumé entendu par la police à Nouakchott

Un jihadiste français présumé entendu par la police à Nouakchott
jihadiste français

La grande mosquée de Nouakchott
© AFP/Archives Georges Gobet

Un jihadiste français présumé était entendu vendredi par la police à Nouakchott, trois jours après son arrestation près de la frontière mauritanienne avec le nord du Mali occupé par des islamistes armés, où il semblait vouloir se rendre, a appris l’AFP de source policière mauritanienne.

A Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Lalliot, a confirmé cette arrestation lors d’un point de presse. « On est en contact avec les autorites mauritaniennes qui l’ont arrêté », a-t-il dit.

L’homme, âgé d’une quarantaine d’années, a été arrêté mardi à Néma (sud-est de la Mauritanie), ville proche de la frontière avec le nord du Mali et serait entré en Mauritanie via le Maroc, selon la source policière mauritanienne.

Il a depuis été transféré à Nouakchott où la police l’interroge sur « ses intentions réelles, le but de son voyage et ses liens présumés avec les jihadistes d’Aqmi », Al Qaïda au Maghreb islamique, un des trois groupes islamistes armés qui occupent le nord du Mali, a ajouté cette source.

« Le seul fait pour un Français au teint clair de vouloir se rendre en Azawad (nord du Mali) par les temps qui courent est déjà suffisant comme motif de suspicion pour les forces de l’ordre », selon la même source.

Elle a estimé que « même s’il était un homme normal, sans attache avec les terroristes, il était de notre devoir de l’empêcher de continuer son projet » de se rendre à Tombouctou, ville du nord-ouest du Mali contrôlée par Aqmi.

Au moins trois ressortissants français sont dans les rangs d’Aqmi dans le nord du Mali, selon des sources sécuritaires régionales.

Le 3 novembre, Ibrahim Aziz Ouattara, Franco-malien de 24 ans a été arrêté à Sévaré dans le centre du Mali et transféré à Bamako. Il souhaitait aller rejoindre les islamistes dans le nord du Mali et le parquet de Paris a ouvert une enquête sur son interpellation.

Un autre Français, connu comme Abdel Jelil, mais dont le vrai nom est Gilles Le Guen, selon des sources sécuritaires, membre depuis plusieurs mois d’Aqmi et résidant à Tombouctou, a été arrêté et emprisonné il y a deux semaines par ce groupe armé islamiste.

Trois groupes islamistes armés occupent totalement le nord du Mali depuis fin juin: Aqmi, Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Ils y imposent la charia (loi islamique) avec une extrême rigueur, (lapidations de couples non mariés, amputations de présumés voleurs, coups de fouets au buveurs d’alcool et aux fumeurs) et y commettent de nombreuses exactions et destructions de monuments sacrés.

Des sources sécuritaires régionales ont affirmé début novembre à l’AFP que des « dizaines » de jeunes Européens et Africains vivant en Europe, ralliaient ou tentaient de rallier ces groupes pour combattre à leur côté dans le Nord.

Fin octobre, des « centaines » de jihadistes venus du Soudan et du Sahara occidental essentiellement, avaient été vus par des témoins dans la région.

Une force armée internationale, composée de soldats africains soutenus logistiquement par des pays occidentaux, est en préparation pour intervenir, avec l’aval de l’ONU, dans le nord du Mali afin d’en chasser les groupes armés islamistes.

Avec AFP

Bona

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