Un milliards de dollars par an pour les infrastructures de la RDC

Un milliards de dollars par an pour les infrastructures de la RDC

Boulevard du 30 juin à Kinshasa

Le secteur est le plus important et le plus budgétivore pour un pays à la taille d’un continent mais les moyens de financement disponibles à ce jour ne représentent qu’une goutte d’eau dans un océan de défis à relever de toute urgence.

À titre de comparaison, laBanquemondiale (BM), premier partenaire au développement de la RDC, a un portefeuille estimé à trois milliards de dollars américains et orienté vers des projets divers, même si les infrastructures restent la première grande affectation. Concrètement, les principaux soussecteurs des infrastructures, souvent l’objet d’une attention particulière de la BM, sont l’énergie, les routes, les chemins de fer, etc. À cela, il faut ajouter de plus en plus le sous-secteur de l’agriculture visant à rendre le continent plus indépendant en matière de sécurité alimentaire. Dans ce domaine, l’organisation financière internationale a mené ces derniers temps des discussions intenses avec les autorités congolaises.

Au-delà d’une volonté affichée de soutenir le pays, les financements souvent annoncés sur le papier ne sont pas forcément décaissés. Dans le jargon, l’on parle d’une faible capacité
d’absorption dont les causes sont multiples, à savoir la lourdeur administrative et les conditionnalités qui entourent souvent les décaissements de la BM pour les uns, la lenteur dans
la mise en œuvre parle gouvernement des réformes nécessaires et à accompagner la dynamique enclenchée pour les autres.

Parmi les projets bien côtés, il y a en tête celui du transport multimodal dont la retombée la plus significative est le processus enclenché de relance de la Société nationale de chemin de fer du Congo. Ces efforts visent à désenclaver totalement l’est du pays en assurant la reprise du chemin de fer et ainsi la connexion d’au moins sept provinces sur les onze. Sur le plan urbain, la ville deKinshasa estl’heureuse bénéficiaire du projet Purus de la BM qui a permis la réhabilitation de 17 km de quartiers enclavés. Néanmoins, en dépit de ces projets
marquants, il y en a certains qui sont actuellement en difficulté. Un accent particulier doit être mis sur les démarches entreprises par le directeur des Opérations de la BM pour les deux Congo, Eustache Ouayoro, afin de trouver les voies et moyens de décanter la situation. Des dysfonctionnements persistent aussi, notamment dans la passation des marchés et même la planification des activités de certains projets. Pour rappel, la RDC est le deuxième pays d’Afrique à bénéficier d’un portefeuille aussi important, après l’Éthiopie.
Laurent Essolomwa



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