Un parti flamand remet en cause l’adhésion de la Belgique à la Francophonie

Un parti flamand remet en cause l’adhésion de la Belgique à la Francophonie

Karl Vanlouwe de la N-VA veut que la Belgique sorte de la Francophonie
BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE

Le parti indépendantiste flamand N-VA a remis en cause mercredi l’adhésion de la Belgique à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), estimant que le royaume « n’est plus depuis longtemps un pays francophone ».

La participation de la Belgique au sommet de l’OIF qui se déroulera samedi et dimanche à Kinshasa « ne pouvait tomber à un plus mauvais moment », estime dans un communiqué la Nouvelle alliance flamande, la formation de Bart De Wever qui prône l’indépendance de la Flandre, la région néerlandophone du nord de la Belgique.

En maintenant sa participation à ce sommet, « la Belgique a raté une occasion de lancer un signal clair au président Kabila« , a estimé le sénateur N-VA Karl Vanlouwe, cité dans le communiqué.

La N-VA évoque les « fraudes » au moment de la réélection de Joseph Kabila et le conflit dans l’Est du pays.

La Belgique, ancienne puissance coloniale de la RDC, et dont le Premier ministre, Elio Di Rupo, et le ministre des Affaires francophones, Didier Reynders, sont francophones, s’est jusqu’ici montrée plus prudente dans ses critiques que la France. Le président François Hollande a en effet sévèrement dénoncé mardi le bilan en matière de démocratie de M. Kabila.

En revanche, lorsque le libéral flamand Karel De Gucht avait dirigé la diplomatie belge, de 2004 à 2009, il s’était montré beaucoup moins tendre, au point de d’avoir été déclaré persona non grata en RDC.

« Depuis longtemps, les deux communautés linguistiques ne partagent plus la même vision sur le régime congolais », estime dès lors la N-VA, qui juge « urgent de réévaluer l’adhésion du Royaume de Belgique » à l’organisation francophone.

« Non seulement l’Etat fédéral, mais aussi les régions participent à la définition de la politique étrangère. Et dans les faits, la Belgique n’est plus depuis longtemps un pays francophone », ajoute le parti flamand.

« La majorité de ce pays (60% des 10,5 millions de Belges sont néerlandophones, NDLR) ne doit pas se sentir représentée par cette rencontre internationale qui ne défend que sur le papier les valeurs de démocratie et les droits de l’homme », estime le parti néerlandophone, qui avait terminé en tête en Flandre aux législatives de 2010, mais a rejoint les rangs de l’opposition.

La N-VA suggère que seule la Communauté française de Belgique, l’institution qui représente les quelque 4,2 millions de francophones de Bruxelles et de Wallonie (sud), soit membre à part entière de l’OIF.

Avec AFP

Bona

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L'actualité africaine n'a pas de secret pour moi. Toujours à l'afflux, je ne loupe rien.


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