« Pour la vérité et la justice », le livre choc de Gbagbo qui accuse la France

« Pour la vérité et la justice », le livre choc de Gbagbo qui accuse la France

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l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo

L’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo | Reuters

Prévue le 26 juin prochain, la sortie du livre de l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo ne va décidément pas passer inaperçue. Dans cet ouvrage coécrit avec un journaliste français, l’ancien chef de l’État détenu à la CPI apporte des témoignages inédits notamment sur ses anciennes relations avec le gouvernement Chirac.

« Villepin et Bourgi m’ont demandé de financer la campagne de Chirac en 2002 ». C’est l’une des phrases extraites du livre « Pour la vérité et la justice » de Laurent Gbagbo que s’est procuré l’Agence de Presse Africaine (APA) ce vendredi. Selon la note de présentation du livre, Laurent Gbagbo restitue à François Mattei, journaliste et co-auteur du livre, « un récit riche en révélations sur les responsabilités françaises dans cette affaire hors norme, rythmé par les confidences inédites » du chef de l’État ivoirien déchu.
L’ouvrage qui paraît le 26 juin prochain aux Éditions du Moment revient, entre autres, sur des « dossiers noirs des relations françafricaines », comme l’indique l’APA.

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En effet, Gbagbo y raconte avoir été sollicité, en 2001, par Dominique de Villepin, alors ministre français des Affaires étrangères, et l’avocat franco-libanais Robert Bourgi, pour rémunérer la campagne présidentielle de Jacques Chirac. « C’était en 2001, je pense. Villepin et Robert Bourgi m’ont demandé de cracher au bassinet pour l’élection en 2002 en France. Nous étions au Voltaire, un restaurant qui est sur le quai du même nom, près de la Documentation française », a t-il révélé, ne lésinant pas sur les détails. « C’était le prix pour avoir la paix, en Françafrique » peut-on lire dans le livre.

Le journaliste français François Mattei, complète le propos en pointant la difficulté à refuser une telle faveur aux « autorités françaises lorsque celles-ci sont militairement les patrons sur le terrain ». C’est semble t-il le dilemme auquel était confronté l’ancien président ivoirien, conscient de la force de ses adversaires français.

« Quand il y a un tel déséquilibre entre le puissant et le faible, quelle marge de manœuvre reste-t-il au faible ? C’est ce sur quoi compte les tenants de la Françafrique », dénonce le journaliste dans le livre.

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Les confidences de Gbagbo se muent en confessions lorsqu’il avoue ne pas être « fier de cet épisode ». « Je pensais y gagner la marge de manœuvre nécessaire pour avancer vers nos objectifs », admet-il. L’ex chef d’État souligne quand même qu’il ne se serait jamais autorisé à financer la campagne de Chirac. « Je n’aurais pas accepté. Ils le savaient. Cela n’a pas amélioré nos relations » écrit-il. D’ailleurs, Mamadou Koulibaly, Président de l’Assemblée nationale, cité dans l’ouvrage, y révèle avoir signifié au Président ses réticences. «  J’ai dit au président (Gbagbo) que nous étions un pays pauvre et que nous n’avions pas d’argent pour financer des élections d’hommes politiques de pays riches », peut-on lire dans le livre.

L’ouvrage dont le sous titre est Côte d’Ivoire : révélations sur un scandale français compte 320 pages et promet des révélations qui risquent de bousculer le paysage politique français.

Marie Hélène SYLVA
Paris – Oeildafrique.com

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Marie Hélène Sylva

Marie Hélène Sylva

Journaliste à oeil d'Afrique, basée à Paris (France)


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7c ommentaires

Espace commentaire
  1. Edy
    Edy 21 juin, 2014, 11:23

    Président Gbagbo, en fait ton combat ne fait que continuer, et je pense que le sort que tu as eu jusqu’ici ne va que contribuer à faire tomber la masque de cette france (permettez que je mette le « f » en minuscule) qui appauvrit des générations d’africains pour mettre son peuple à l’aise. Chapeau bas Prési, never give up the fight!

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  2. viviane
    viviane 22 juin, 2014, 17:19

    je ne suis pas Française, mais je pense sans vouloir prendre parti, que Monsieur Gbagbo essaye de s’en sortir, en imitant Kadhafi. (campagne Sarkosy)
    Quant a sa responsabilité dans les événements en cote d’Ivoire!!!, évidement c’est toujours de la faute du colonisateur, (c’est trop facile) de temps en temps, ces présidents vendus, feraient bien de se remettre en question. Dans l’Afrique colonial, il y a eu des erreurs, mais que font certain président africain pour leur peuple?
    a par ce remplir les poches?

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  3. Indise
    Indise 26 juin, 2014, 22:15

    @Viviane. Dis-nous au moins si tu es Africaine ou non.

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  4. vobalard
    vobalard 30 juin, 2014, 19:34

    Viviane heureusement que tu n’est pas française et avec cette sornette que tu viens de sortir, tu ne peux pas être africaine!! Si tu l’es honte à toi car ce que Gbagbo révèle dans son livre n’est en fait pas un secret et tous les présidents africains sont soumis à cela!! Et c’est parce que ce monsieur n’a pas voulu de ce pain qu’il a subi ces affres!!! Je suppose que les présidents vendus dont tu parles sont à chercher ailleurs du côté de ton pays par exemple!! Espèce d’ignare à la solde de néo-colonialisme!! Et ça se dit intellectuel qui met en mal le réveil de l’Afrique avec des idées, des idéologies et autres à la con!!!!

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  5. Constant
    Constant 1 juillet, 2014, 05:42

    Viviane dans la vie avant de parler il faut remuer 7 fois la langue. Quand tu ne connais pas quelque chose fait comme si de rien était et ne dit rien.
    Cordialement.

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  6. Patani Kouassi
    Patani Kouassi 1 juillet, 2014, 17:28

    Miss Viviane qui a posté son message le 22 juin dernier, sachez que ce que dit GBAGBO n’est pas un échappatoire mais des faits dont il parle. Et qui vous dit que les dires de KADHAFI n’étaient pas fondés?
    Nous autres sommes africains et ressortissants de pays francophones, donc savons de quoi parle Mr GBAGBO.
    Ceux qui se remplissent les poches comme vous dites dans votre commentaire sont encore au pouvoir dans leurs pays depuis des décennies et sont connus de tous:
    Blaise COMPAORE du Burkina Faso,Idriss DEBY du Tchad….
    Au lieu de raconter n’importe quoi, vous ferez mieux de chercher à comprendre le pourquoi des faits.

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  7. Guirognané
    Guirognané 10 juillet, 2014, 19:17

    il n’y aura pas d’indépendance total tant que nos dirigeant continueront a mendié au coté de la France et dommage sont ceux qui essai de leur tenir tête.

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