Violences xénophobes: le Nigéria rappelle son ambassadeur, l’Afrique du Sud proteste

Violences xénophobes: le Nigéria rappelle son ambassadeur, l’Afrique du Sud proteste
Violences xénophobes en Afrique du Sud

Image d’archive|Des immigrés se réfugient dans le camp de Primrose, à l’extérieur de Johannesburg, le 18 avril 2015, pour fuir les violences contre les étrangers.|Reuters

La montée des violences contre les communautés étrangères vivant en Afrique du Sud continuent de créer des incidents diplomatiques entre la nation Arc-en-ciel et d’autres pays africains. Dimanche, le Nigéria a rappelé son ambassadeur en Afrique du Sud pour protester contre les violences xénophobes. Une décision aussitôt dénoncée par les autorités sud-africaines.

Abuja a demandé dimanche que Martin Cobham, son ambassadeur à Pretoria ainsi que son adjoint, Uche Ajulu-Okeke rejoignent le Nigéria pour «consultation» suite aux attaques perpétrées contre les sujets étrangers vivant en Afrique du Sud. Pretoria a réagi à la suite de la décision d’Abuja. «Ce serait curieux pour un pays frère de vouloir exploiter ces moments difficiles», a dénoncé dans un communiqué la ministre sud-africaine des Relations internationales et de la Coopération, Maite Emily Nkoana-Mashabane.

Elle a rappelé que son pays n’avait pas protesté contre le Nigéria lorsque quatre-vingt-quatre (84) Sud-Africains étaient morts en 2014 dans l’effondrement d’une église à Lagos.

Qu’à cela ne tienne, l’Afrique du Sud tente de trouver les moyens pour mettre fin aux violences contre les étrangers dans le pays. Les parlementaires sud-africains ont entamé la semaine dernière une campagne de sensibilisation sur le sujet auprès de la population. Le 23 avril, près de trois mille personnes étaient descendues dans la rue pour dénoncer ces violences. Depuis, un calme précaire est ressenti notamment à Durban et Johannesburg, villes considérées comme l’épicentre des attaques xénophobes.

Les violences xénophobes, enregistrées ces dernières semaines en Afrique du Sud, ont fait plus de sept victimes et poussé des milliers d’immigrants africains, notamment des Éthiopiens, des Somaliens, des Mozambicains, des Nigérians, des Congolais entre autres à fuir leur maison.

Les attaques font suite aux propos tenus par le Roi des Zoulous, Goodwill Zwelithini, appelant les «étrangers à faire leur bagage et à rentrer chez eux». Mais l’intéressé rejette toute responsabilité dans ces évènements.

© OEIL D’AFRIQUE

 


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