Vive la sapologie !

Vive la sapologie !
Vive la sapologie

Des sappeurs en démonstration dans les rues de Brazzaville

Ils écument les lieux publics de la ville. Dans les bars dancing, boîtes de nuit, retrouvailles diverses sans oublier les mariages, enterrements, retraits de deuil, etc., les sapeurs ou sapologues se manifestent par une omniprésence dans la ville. Témoignages sur des gens qui sont loin d’être des marginaux.

Ils sont pour la plupart jeunes et viennent de divers milieux sociaux. Ce ne sont pas véritablement des sans-emploi comme le pense parfois à tort le commun des mortels. Unis parle désir de savoir s’habiller et de se montrer, ils sont réunis à Pointe-Noire au sein de l’Association des sapologues. Au cours de leurs retrouvailles, ils apprennent, entre autres, à nouer la cravate, à marier les couleurs, à marcher quand on est bien habillé…
« Je suis vendeur d’articles divers au marché de la Liberté au Fonds Tié-Tié. Très jeune, j’ai été attiré par les habits, influencé par les grands du quartier Mazala vers le marché Total de Bacongo. De temps en temps, ils me donnaient des habits pour que moi aussi je m’éclate comme eux. J’y ai pris goût et jusqu’à  aujourd’hui, je suis resté un adepte de la sapologie », déclare Edgard.

La Société des ambianceurs et personnes élégantes (Sape) a de tout temps influencé beaucoup de jeunes, qui dans les années 1980 s’illustraientlors des boums ou retrouvailles comme celles du lundi au marché Commissions à Bacongo, où les Parisiens, pour la plupart, venaient exhiber leurs vêtements devant le public qui en était l’arbitre. « À l’époque, je ne pouvais pas imaginer que ce mouvement allait prendre une telle ampleur au pays et même en France, où le Congo est cité comme un pays où les gens savent bien s’habiller, derrière les Italiens ou les Français. De nombreux Européens sont même venus à Brazzaville enquêter sur le phénomène de la Sape au Congo. Des documentaires ont été tournés à cet effet », témoigne Dani, aujourd’hui vendeur de véhicules d’occasion.

Le Congo a des valeurs et des talents qu’il convient de promouvoir. À Brazzaville, Pointe-Noire et ailleurs, le Congolais a le souci du beau et du propre. Il se fait remarquer par son habillement partout où il est présent. « J’aime être bien habillé tous les jours, c’est comme une drogue pour moi. Quand je vais au boulot ou lors des fêtes et enterrements, je mets toujours mon costume. Je ne peux plus m’en passer. D’ailleurs, dans mon milieu professionnel, on m’appelle Monsieur le ministre. Tout un symbole… », ajoute Dorien, agent dans une société d’assurances.

S’habiller pour un Congolais est devenu un hobby, tant les belles fringues permettent de « frimer » devant les foules !

Hervé-Brice Mampouya

 

httpvh://www.youtube.com/watch?v=fSlB-h5zxRk

 


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