Webster, un défenseur des noirs au Québec

Webster, un défenseur des noirs au Québec

[GARD align= »center »]

webster

Dans le cadre de la célébration de la quinzaine de la francophone, qui se déroule le 20 mars de chaque année l’artiste canadien, Webster a fait face à la presse nationale et internationale. En effet, le sénégalo-canadien participera aux deux concerts de Hip-Hop en compagnie de son Dj Fade Wizard, organisé par l’ambassade du Canada au Sénégal.

Né au Canada d’un père sénégalais et d’une mère québécoise, Webster-né Aly Ndiaye a exprimé toute sa joie de se retrouver au Sénégal pour communier avec les rappeurs locaux. « Je suis très heureux d’être ici, très fier parce que c’est chez moi. Etre au Sénégal est pour moi une source de motivation et très important », a laissé entendre l’artiste. Au Québec où il réside, le rappeur reste l’un des doyens de la famille de musiciens. Webster souhaite faire réfléchir plutôt que de déranger à travers son sa musique qui est le rap. Face à la presse sénégalaise, l’artiste a indiqué qu’il ne cherche pas à faire passer un message. Car dit-il, « je suis le message, mon texte est le message ». « Le texte d’un rappeur prime sur tout », renseigne-t-il.

En outre, il estime que le rap est un mouvement littéraire et passe par l’importance du texte. Non sans préciser que le rap est un outil de cohésion sociale. « On peut avoir une meilleure cohésion sociale à travers le rap. C’est une culture universelle », a-t-il expliqué. Poursuivant, il ajoute que le rap est aussi est un symbole de la mondialisation culturelle et sociale. De l’avis du jeune artiste de 34 ans, une musique doit évoluer. « C’est à nous, les artistes d’amener le changement pour que la musique puisse atteindre une tangente intéressante », a dit- Webster.

A en croire Aly Ndiaye, le plus important dans sa musique est d’essayer de casser les préjugés et de faire comprendre aux gens que le rap a quelque chose à apporter au monde. Passionné par l’histoire des noires, il veut toutefois s’éloigner de l’étiquette du rappeur engagé avec son nouvel album « à l’ombre des feuilles ». Parlant de son dernier produit sur le marché canadien, Webster note que sur cet album il est moins fâché et enragé contre la société. « Ce n’est pas un album politique, moi qui ai déjà fait ce que j’appelais du temps terrorythme. Je voulais me libérer du carcan du rappeur engagé. Je suis plus que ça. C’est un album que je qualifie de calligraphique.

[GARD align= »center »]

Tout est axé sur l’écriture avec un côté philosophique », a précisé Webster. Dans son pays de résidence, le rappeur est considéré comme un militant hip-hop et antiraciste. Cependant, il s’implique socialement et anime régulièrement des conférences sur l’influence du hip-hop sur les jeunes et la question du multiculturalisme. Ainsi, depuis 2009, il parcourt le Canada et les Etats-Unis afin de présenter des ateliers d’écriture hip-hop où il apprend aux jeunes et aux moins jeunes à composer des textes en français. D’ailleurs, il animera des ateliers de ce genre lors de son séjour à Dakar, dans la banlieue et à la maison de la culture Douta Seck, selon l’ambassade du Canada au Sénégal.

Adama Coulibaly
Oeildafrique.com

 


Related Articles

RDC: Tabu Ley Rochereau a eu des funérailles nationales et laisse son nom sur une avenue à Kinshasa

[wp_ad_camp_3] Pascal Tabu Ley, roi de la rumba congolaise décédé le 30 novembre à Bruxelles peut désormais reposer en paix

AKHENATON : « le rap, c’est la libération de la parole d’ou sa présence dans les mouvements révolutionnaires »

Akhenaton, le leader du groupe de rap IAM, était l’invité de Roger Musandji dans l’émission Droit de Cité. Il revient

Le jeune schégué Espoir « Leader », intègre le groupe de Fally Ipupa!

Il s’appelle Espoir, il vit dans les rues de Kinshasa et il a ému toute la toile ces dernières semaines.

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*