XVème Sommet de la Francophonie: Deux universitaires posent le débat sur la relation entre le français et les langues nationales africaines

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Le débat sur les langues nationales et le français s’est posé lundi et mardi, dans le cadre du forum «Le Sénégal dans la francophonie». Les universitaires Pape Massène Sène et Badou Ndoye indiquent que ces deux segments sont complémentaires.

Il n’existe pas une compétition entre le français et les langues nationales africaines. Il y a plutôt une complémentarité entre ces différentes langues, selon deux universitaires. Badou Ndoye, assistant au département de Philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar indique que «le français est devenu notre langue, qu’on le veuille ou non. Ce sont les aléas de l’histoire. Le français et les langues nationales africaines ne sont pas en compétition».

Il est du même avis que Pape Massène Sène, délégué général adjoint au XVè sommet de la Francophonie. Pour ce dernier, les langues nationales en Afrique ne sont pas en situation de conflit avec le français, mais plutôt, il s’agit d’une complémentarité.

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Donc, Pour Ndoye, ce qui reste à faire, c’est d’assumer le legs. Pr Ndoye s’interroge sur comment développer les langues nationales en parallèle avec le français.

« Nous n’avons pas à inventer une nouvelle manière de faire en la matière. Il y a eu toujours des contacts parfois violents entre les cultures. Mais chaque fois, un bénéfice a été tiré du fait de la traduction », avance Badou Ndoye, au cours du forum sur le «Sénégal dans la francophonie : trajectoire et influence» organisé lundi et mardi à Dakar.

Pour sa part, Papa Massène Sène assure que dans la francophonie, il y a la langue française et les langues partenaires, c’est-à-dire les langues nationales. Et c’est pour indiquer que le budget de la Francophonie pour les industries et la promotion des langues et de la diversité culturelle, est souvent plus important que celui des Etats africains pour le développement des langues nationales.

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Faut-il alors voir une mauvaise politique pour le développement et la promotion des langues nationales ?  Badou Ndoye répond en tous cas que c’est une mauvaise excuse consistant à dire que les universitaires n’ont pas le travail de traduction qui ferait que les langues africaines deviendraient des langues scientifiques, parce que les Etats africains ne disposent pas de politique claire en la matière.

«C’est peut-être ce qui est vrai. Mais le fait que cette politique ne soit pas disponible, n’est en rien un argument pour que les chercheurs ne fassent pas leur travail », ajoute Pr Ndoye.

Il argumente que rien ne s’oppose aujourd’hui à ce qu’on traduise un dialogue de Platoon en wolof ou en pulaar (langues nationales sénégalaises). «C’est parfaitement possible et on n’a pas besoin d’avoir une politique définie par l’Etat pour pouvoir le faire», dit-il.

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Pour Pape Massène Sène, souvent les gens ne font pas une analyse complète et suffisante de la situation des langues nationales. Le conférencier s’interroge sur la dimension géographie des langues et de l’importance économique, qu’elles peuvent apporter à une nation.

Baba Mballo
Dakar – Oeildafrique.com

 


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