Zimbabwe: interdiction de crier pendant l’accouchement

Zimbabwe: interdiction de crier pendant l’accouchement

Un cri, une amende. C’est une information révélée par l’organisation anti-corruption Transparency International et relayée par le « Washington Post ».

Au Zimbabwe, un hôpital impose aux femmes en plein accouchement une taxe de cinq dollars pour chaque hurlement qu’elles poussent. Une somme considérable dans un pays où 95% de la population est au chômage et le salaire moyen de 150 dollars. Officiellement, les futures mamans sont sujettes à une amende parce que leurs gémissements déclenchent de fausses alertes. Mais en vérité, souligne le journaliste, c’est un autre moyen de leur extorquer de l’argent.
Une mortalité maternelle élevée

Les femmes qui ne peuvent pas payer leur taxe sont obligées de rester à l’hôpital jusqu’à ce qu’un membre de leur famille puisse s’acquitter de leur dette. Celle-ci est, de plus, soumise à des intérêts. Résultat, de nombreuses Zimbabwéennes préfèrent accoucher chez elles… au risque de perdre la vie.

Selon l’ONU, huit femmes meurent chaque jour dans le pays en donnant naissance à leur enfant. Un responsable de l’antenne de l’organisation Transparency International au Zimbabwe a rencontré le premier ministre pour l’informer de cette dérive. Mais depuis cet entretien, aucune mesure n’a été prise.


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