Zimbabwe: les citoyens se prononcent sur la nouvelle Constitution

Zimbabwe: les citoyens se prononcent sur la nouvelle Constitution

Les Zimbabwéens votaient samedi pour approuver une nouvelle Constitution plus libérale. Celle-ci doit insuffler plus de démocratie après plus de 32 ans de pouvoir musclé du président Robert Mugabe. Plusieurs incidents ont troublé le scrutin.

La loi fondamentale soumise à référendum réduit les pouvoirs du président et plafonne la longueur de ses mandats à dix ans. Elle donne en revanche davantage de pouvoir au Parlement, actuellement dominé par le parti du Premier ministre Morgan Tsvangirai, opposant numéro un de M. Mugabe.

Cette nouvelle Constitution n’empêchera cependant pas Robert Mugabe de se représenter, car les compteurs seront remis à zéro. A 89 ans, il est au pouvoir depuis l’indépendance en 1980.

Le texte supprime le poste de Premier ministre, actuellement occupé par M. Tsvangirai qui cohabite tant bien que mal avec M. Mugabe. Il y a quatre ans, les pays voisins ont imposé un gouvernement d’union nationale pour éviter la guerre civile qui a failli éclater après la sanglante campagne électorale de 2008.

La victoire du « oui » ne fait pas de doute. Le président comme son Premier ministre ont appelé à approuver un texte fruit d’un long marchandage entre leurs deux camps. Détendu, Robert Mugabe a glissé son bulletin dans l’urne dans une township d’Harare, alors que Morgan Tsvangirai a voté à Chitungwiza, ville-satellite de la capitale.
Plusieurs incidents

L’atmosphère ne semblait pas trop pesante samedi, mais en dépit des déclarations pacifiques du vieux président, plusieurs incidents ne cessent d’inquiéter le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), le parti du Premier ministre.

Un responsable régional du parti a été arrêté à Headlands (est), selon la police. Le MDC avait annoncé sa disparition dans la matinée en indiquant qu’il avait été kidnappé par quatre hommes armés, accusant des hommes de main de la Zanu-PF, le mouvement du président Mugabe, qui selon lui « terrorisent la région ».

Les bureaux de vote ferment à 18h00 (en Suisse). Le résultat du référendum est attendu la semaine prochaine. En cas de « non » – très improbable, de l’avis général – la Constitution actuelle restera en vigueur.

 

(ats)

Bona

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